Posts Tagged ‘Cunnilinctus’

Sous mon bureau

24 février 2009

Personne ne t’avait vu te glisser
Sous mon bureau

Personne ne pouvait t’entendre
Sous mon bureau

Mais moi, je pouvais sentir ta présence
Sous mon bureau

Tu écartas lentement mes genoux
Sous mon bureau

Tu fis éclore mon sexe
Sous mon bureau

Tu chuchotas des mots indécents
Sous mon bureau

Doucement, tu doigtas ma fente
Sous mon bureau

Odieusement, tu y enfonças quatre doigts
Sous mon bureau

Avidement, tu lapas mon plaisir
Sous mon bureau

Voracement, tu mordis mon âme
Sous mon bureau

Brisée, je vins en tremblant
Sous mon bureau

Émue, je t’offris d’être promu
Sous mon bureau

En oubliant que j’étais trois paliers hiérarchiques
Sous ton bureau

Correspondances

19 février 2009

Je voudrais vraiment sentir ses doigts glisser dans ma chatte, sa bouche s’accrocher à mes seins, mais elle est tendue, fébrile et en manque ce soir, elle a quelque chose de trouble qui la tord au plus profond d’elle et qui a besoin d’être soulagé; voilà pourquoi je baigne dans la pénombre humide de ses draps, mes mains posées à l’intérieur de ses cuisses et ma langue fouillant les plis de son sexe, à la rencontre de son clitoris. Sous sa peau satinée, ses muscles se crispent; la saveur piquante et amère de son plaisir envahit mon palais alors que j’enfonce mon majeur et mon index jusqu’à sa matrice. Bientôt, elle sera mienne.

Je voudrais vraiment enfoncer ma queue dans son cul, l’immobiliser sur le lit en lui enfonçant la tête dans l’oreiller et me perdre dans ce sphincter hypnotique et délicieux, mais il est tendu, fébrile et en manque ce soir, il a quelque chose de trouble qui le tord au plus profond de lui et qui a besoin d’être soulagé; voilà pourquoi je suis à genoux sur la moquette, entre ses cuisses écartelées, sa verge palpitante et congestionnée glissant entre mes lèvres. De mon pouce et mon index, je fais un anneau qui enserre la base de son membre, juste au-dessus de ses couilles; je le presse et le pompe pendant que je le suce et que je taquine son gland du bout de ma langue. Il soupire, les muscles de ses cuisses se tendent. Bientôt, il sera mien.

Pénétration

26 novembre 2008

Pourquoi est-ce toujours à toi d’être en moi? N’est-ce pas profondément injuste?

Je veux me glisser sous ta peau, ramper à travers ta chair, me laisser couler lentement dans tes artères et taquiner ton cœur du bout de la langue. Je veux que nos os se calcifient et se soudent, que nos tendons s’entremêlent et que nos deux esprits fusionnent.

Je veux nager dans l’onde amoureuse de ton sang, boire la vie pulsante de ta semence, me regarder avec tes yeux pour comprendre enfin ce que tu vois en moi.

Je veux goûter le suc astringent de mon amour avec ta langue, sentir les plis humides de ma vulve sur le bout de tes doigts et ma cyprine poisseuse mouiller tes lèvres. Je veux sentir la caresse de mon sein avec la paume de ta main et les soubresauts de ma chatte en émoi au bout de ton gland.

Je veux sentir ce que tu ressens quand je prends ta virilité dans ma bouche, lorsqu’elle baigne dans ma salive brûlante. Je veux frémir comme tu frémis lorsque je fais vriller ma langue folle le long de la hampe, lorsque tu l’enfonces dans ma gorge dans un geste incontrôlé. Je veux ressentir la fièvre qui saisit ton corps lorsque tu cries mon nom, lorsque tu tires mes cheveux, lorsque tu t’effondres, tremblant, renversé par la jouissance.

Je veux sentir la douleur que provoque le fil glacé de ma lame étincelante lorsqu’elle fend lentement ta peau trop parfaite. Je veux ressentir le frisson que tu ressens lorsque je pose mes lèvres sur ta plaie et que je suce le flot écarlate de la vie qui fuit de tes veines, sentir l’adrénaline te posséder quand je m’accroche à ta chair déchirée. Je veux connaître la divine agonie de ma morsure sur ta gorge, m’entendre murmurer ton nom dans ton oreille, sentir autour de ta taille mes cuisses qui t’enserrent et qui te poussent à t’enfoncer toujours plus profondément en moi.

Je veux ressentir l’effet que produit en toi la violence de mes mots courroucés, la piqûre âcre de mes sarcasmes, la force souveraine de ma colère, la joie terrible de mes aveux et baigner, de l’intérieur, dans la cascade cristalline de ton rire. Mais je veux aussi sentir ton émoi lorsque tendrement tu me prends dans tes bras, lorsque tu caresses mon visage, lorsque je mouille tes joues de mes larmes.

J’ai besoin de savoir ce que tu ressens quand tu me désires, quand tu me possèdes.

Je veux savoir ce que tu ressens quand tu dis que tu m’aimes.

Je veux pénétrer en toi.

Un très joli coquillage

21 novembre 2008

Si tu trouves sur la plage
Un très joli coquillage
Sur un ventre, bien attaché
Qui sent le varech, la marée
Passe ta langue sur le bouton
Doucement, avec attention
Et le coquillage nacré
Va s’ouvrir à tous tes baisers
Tu pourras le limer souvent
Mais tu devras être patient
Car c’est seulement après neuf mois
Qu’le bruit d’la mère tu entendras.

Asservissement

17 novembre 2008

Chaque soir depuis une semaine, c’est le même manège. Elle commence par me lécher longuement, jusqu’à ce que mes cuisses se mettent à trembler. Puis, souriante, elle me branle profondément avec le majeur et l’annulaire… pour m’abandonner au moment crucial. Au bord du précipice, littéralement à deux doigts de la déchirure, elle fait alors de moi tout ce qu’elle veut.

Gobstopper

6 avril 2008

Elle me lécha pendant un moment, avec application, s’arrêtant plusieurs fois pour voir si je changeais de couleur, en ayant l’air de se demander combien de coups de langue il fallait pour se rendre au centre.

Le syndrome de la page blanche

2 avril 2008

— Voilà… ça y est. Et maintenant?

— Et maintenant, tu me racontes, comme promis, me dit-elle en souriant sous le masque noir qui bandait ses yeux. Je veux que tu me racontes une horreur comme toi seule as le secret, une histoire avec notre voisine Lucie. Oh! Oui… comme ça… ta langue, juste ici… Raconte-moi comment Lucie lècherait ma fente pendant des heures, jusqu’à ce que je la supplie de me… Oh! Attends, je vais…

Elle arqua le dos en inspirant profondément, puis repris :

— Allez, tu as promis. Raconte-moi comment elle caresserait mes seins… c’est ça, avec tes… et comment je passerais longuement mes doigts dans sa longue chevelure pendant qu’elle me… mais… ce ne sont pas tes chev… qu’est-ce que?

Elle retira brusquement le masque, cligna un peu les yeux puis sursauta en voyant sa voisine, la mine réjouie, essuyer son menton du revers de sa main.

— Je suis désolée, Simone, lui dis-je en me retirant doucement de la chambre. Je manque cruellement d’inspiration en ce moment.

La Conque

17 octobre 2007

On dit souvent que porter un coquillage contre son oreille permet d’entendre le bruit de la mer. Quand je porte le con de Simone à mes lèvres et que le goût salin de ses fluides envahit ma bouche, quand elle serre ses cuisses contre mes oreilles, j’entends le bruit du bonheur. Un bonheur spontané, gratuit, immédiat, rugissant dans son sang comme un éclat de rire dans la tempête.

Chaque fois que ça se produit, je souris, puis je pousse ma langue en elle. Et lorsque je ne puis m’enfoncer davantage, mes mains glissent, paumes plates et lisses, le long de la douce chair qui s’étend des profondeurs de ses fesses aux vallons légers de ses genoux. Ensuite, je m’accroche à elle, j’écarte ses cuisses, je soulève ses hanches pour laisser ma bouche migrer lentement vers le sud, vers le soleil obscur de son cul.

Si ses mains sont libres — ce qui n’est pas souvent le cas —, Simone laisse alors danser ses doigts dans ma chevelure, empoignant et repoussant mes cheveux suivant les retraits et les insertions de ma langue. Mais comme elle préfère avoir les poignets solidement liés bien au dessus de sa tête, je me contente la plupart du temps des frémissements saccadés de son corps.

Si sa bouche est libre — ce qui n’est pas souvent le cas —, Simone laisse alors sa parole divaguer dans un torrent de cris et de chuchotements, d’injonctions et de supplications, de litanies et de blasphèmes. Mais comme elle préfère être bâillonnée, je me contente la plupart du temps de ses soupirs, de ses gémissements et des gargouillis baveux de sa gorge.

Je crois que c’est T.S. Eliot qui a dit que «l’homme ne peut prendre trop de bonheur»… à moins que ce fût «de vérité»? Je ne saurais dire, surtout lorsque Simone laisse perler son bonheur sur ma figure. Mais n’étant pas un homme, je prends mon bonheur où je peux et c’est là ma seule vérité.

On dit souvent que porter un coquillage contre son oreille permet d’entendre le bruit de la mer. Quand je porte le sein de Simone à mon oreille et qu’elle me presse tout près de son cœur, j’entends le bruit du bonheur.

Rapbutchzel

4 avril 2007

Comme à l’habitude, Rapunzel dénoua ses longues mèches d’or et les laissa cascader le long du mur de pierres de la tour. Le prince grimpa, entra par la fenêtre, fit basculer la jeune femme sur le lit, l’enconna prestement et vigoureusement, l’éclaboussa généreusement de sa liqueur séminale et princière, l’embrassa sur le front puis redescendit le long de la route capillaire en sifflotant de satisfaction.

La nuit suivante, lorsque qu’il revint lancer des cailloux à sa fenêtre, le prince constata avec horreur que Rapunzel avait coupé ses longs cheveux et qu’il n’avait plus aucun moyen de grimper et la rejoindre. Stupéfait, il contempla longuement son cou gracieux et délicat — qu’il n’avait jamais remarqué auparavant — ainsi que ses lèvres sensuelles et ses seins ronds et mignons comme des petits pains de mie. Ivre de désir, il fit les cent pas devant la tour en fixant la fenêtre ouverte. Soudainement, le silence de la nuit fut déchiré par le bruit grinçant des ressorts de matelas qu’on malmène et surtout un bruit incongru, que le prince n’avait jamais entendu auparavant: les cris de jouissance flûtés de Rapunzel.

— Encore! Encore! Ta langue… oui! Juste ici! Oh! cria Rapunzel avant de hululer comme une chouette ayant enfin trouvé son bonheur.

Une heure plus tard, la porte de la tour s’ouvrit. En sortit une grasse paysanne aux cheveux très courts qui s’essuyait les lèvres sur le revers de sa manche.

— Comment avez-vous pu vous rendre au sommet de la tour? demanda le prince, perplexe.

— J’ai ouvert la porte et j’ai monté l’escalier, répondit la roturière qui exhalait une forte odeur de musc et de poissonnerie.

Le prince se frappa le front.

— Je comprends maintenant pourquoi elle ne cessait de répéter que son ex n’avait aucune imagination… ajouta-elle en affichant un sourire goguenard et édenté.

Inculture télévisuelle

31 mars 2007

Je n’ai pas la télé — ce qui explique pourquoi j’ai longtemps pensé que The View était une émission portant sur le moins beau côté du sexe oral.

Flagrant dans le lit

11 mars 2007

Lorsque j’ouvris les yeux, elle se relevait d’entre mes cuisses en s’essuyant la bouche du revers de la main.

— Je voulais simplement te regarder dormir, me dit-elle. Tu n’es pas morte, n’est-ce pas?

La langue au chat

19 octobre 2006

En robe de chambre, Simone nourrissait Ravachol, son chat, pendant que je faisais bouillir de l’eau pour le thé. La vapeur tomba et le sifflet se tut dès que je retirai la bouilloire du feu, laissant entendre le bruit du chat lapant son bol d’eau – de tendres et fines griffures de son liquide et collant. Je versai l’eau dans la théière puis me retournai vers Simone en lui demandant:

– Tu sais à quoi ce bruit me fait penser?

– Non. À quoi? me répondit-elle le plus sérieusement du monde.

Toujours partante pour une démonstration pratique, je l’attrapai par la taille et réussis tant bien que mal à la hisser sur le comptoir. Elle déposa ses jambes adorables sur mes épaules pour me permettre d’admirer son minou – pas celui qui lape, mais qui s’offre à laper. Ce que je fis, en dessinant du bout de la langue des vrilles décousues tout le long de ses nymphes… si bien qu’elle finit par tordre son popotin sur le stratifié gris, à mordre ses lèvres en lançant à la ronde les trois «Oh!» qui marquent invariablement l’apothéose de son bonheur charnel.

Quelques instants plus tard, je lui demandai, en promenant nonchalamment un doigt sur le léger duvet de son pubis:

– Tu l’as entendu? Ce bruit baveux, ce froissement gluant sur ta chatte?

– Oh oui ! me répondit-elle en souriant malicieusement. Rassure-toi, ta langue n’a presque rien à envier à celle de Ravachol.

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