Elles vendaient de bons cafés latte.
En plus de servir ces douces boissons,
Leurs seins et leur cul laissaient tripoter :
On les accusa de prostitution.
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Barista-te-moi le popotin
26 septembre 2009Second Chance Café Inc.
30 août 2009Marie-Pier et Mathieu — joli couple, mais pas très doué pour la vie conjugale, si bien que six mois seulement après avoir échangé voeux et anneaux ils se séparèrent et prirent rendez-vous avec un avocat du centre-ville.
— On pourrait se rencontrer avant au Second Cup sur Saint-Denis, proposa Mathieu. Comme ça, on pourra arriver en même temps chez le médiateur….
— Toujours aussi formaliste et coincé, hein… siffla Marie-Pier avant de raccrocher.
En essuyant la moustache de crème laissée par sa dernière gorgée d’espresso con panna, Mathieu soupira :
— Au moins, le sexe était bon… ça nous laissera quelques bons souvenirs.
Marie-Pier sourcilla, croisa ses jambes et déposa son cappuccino sur la table.
— Pendant notre nuit de noces, je me suis levée alors que tu dormais. Je me suis assise dans un fauteuil et je me suis branlée en t’écoutant ronfler ; ce fut le meilleur orgasme de notre vie commune, dit-elle en souriant.
Les traits de Mathieu se figèrent. Il se leva, avala d’un trait le café de Marie-Pier, puis attrapa fermement sa main pour l’entraîner aux toilettes. Il releva sa jupe, fit glisser sa petite culotte, puis souleva son ex-épouse pour l’installer le cul sur la porcelaine froide du lavabo, les cuisses bien écartées. À genoux devant elle, il insinua sa langue entre ses nymphes, la fit vriller autour de son clitoris jusqu’à ce qu’il de raidisse et se mette à trembler, puis le prit délicatement entre ses lèvres pour le téter amoureusement.
— Non… je… Oui ! Lèche-moi… je veux ton doigt ! soupira Marie-Pier.
Ou était-ce « Laisse-moi, je ne veux pas » ? Peu importait Mathieu, puisque Marie-Pier se tordait le cul de plaisir. Lorsque ses cuisses se mirent à trembler, il la pénétra prestement et la prit avec tant de vigueur qu’ils en firent trembler la tuyauterie. Lorsqu’il fut sur le point de jouir, Mathieu déposa le cul nu de Marie-Pier sur le carrelage poisseux puis glissa sa bite entre ses lèvres pour qu’elle puisse avaler goulument sa crème.
— Alors là… Merde, je… ouf… si je m’attendais… dit-elle en léchant les gouttes qui perlaient sur les couilles de son ex-mari.
Il y a quarante-et-un cafés Second Cup dans la région métropolitaine de Montréal. Marie-Pier et Mathieu décidèrent de tous les visiter, l’un après l’autre, avant de discuter de l’opportunité ou non d’entamer des procédures de divorce.
Définitions psychotropes tirées du «Dictionnaire de la pétroleuse nymphomane»
23 avril 2007TRANQUILLISANT n.m. L’opium des classes moyennes, prescrit comme remède contre l’anxiété, la mélancolie, les tics faciaux chroniques ainsi que toutes les autres réactions normales et prévisibles à la vie en société urbaine et industrialisée.
CAFÉ n.m. (turc kahve). Élixir brun-noir produit en ébouillantant des graines tropicales rôties et broyées et consommé en copieuses quantités pour obtenir un niveau satisfaisant d’agitation nerveuse.
CANNABIS n.m. Plante de la famille des cannabaceae dont la fumée induit chez le consommateur une humeur rigolarde et irrévérencieuse envers les représentants de l’autorité légitime, ce qui probablement explique pourquoi sa simple possession est un crime.
COCAÏNE n.f. Alcaloïde extrait des feuilles d’un arbuste andin qui se présente sous forme de poudre dont le principal effet est de faire dilater les narines des jeunes cadres dynamiques et leur faire allonger le nez quelques années plus tard lorsqu’ils sont questionnés par des journalistes en campagne électorale.
CIGARETTE n.f. Mince tube de papier fourré de feuilles mortes qu’on fait brûler afin d’inhaler un fumée dont le seul effet est d’offrir une dose appréciable de substances cancérigènes. Accessoire indispensable depuis le début du XXe siècle pour tous les adultes émancipés et forts en gueule ainsi que pour ceux qui aspirent à ce statut.
VIN n.m. (latin vinum). Jus de raisin fermenté et vieilli servant principalement à la promotion sociale de fins connaisseurs petits-bourgeois nord-américains et bêtement consommé pour ses effets euphorisants supposés par des Européens qui décidément ne comprennent rien à rien.
Catastrophe !
10 janvier 2007J’ai renversé du café partout sur mes papiers. Une grosse liasse de poèmes est si détrempée que je n’arrive plus à les lire. Je n’en suis pas attristée outre mesure — ce n’était pas du très bon café.
