Les douze jours de Noël

25 décembre 2009

Le premier jour de Noël mon amoureux m’a mis
Une langue sur le clito

Le deuxième jour de Noël mon amoureux m’a mis
Deux doigts dans la chatte
Et une langue sur le clito

Le troisième jour de Noël mon amour m’a donné
Trois gros godes
Deux doigts dans la chatte
Et une langue sur le clito

Le quatrième jour de Noël mon amoureux m’a prise
À quatre pattes sur le lit
Trois gros godes
Deux doigts dans la chatte
Et une langue sur le clito

Le cinquième jour de Noël mon amour m’a donné
Cinq sodomies
À quatre pattes sur le lit
Trois gros godes
Deux doigts dans la chatte
Et une langue sur le clito

Le sixième jour de Noël mon amour m’a donné
Six douches dorées
Cinq sodomies
À quatre pattes sur le lit
Trois gros godes
Deux doigts dans la chatte
Et une langue sur le clito

Le septième jour de Noël mon amour m’a donné
Sept flagellations
Six douches dorées
Cinq sodomies
À quatre pattes sur le lit
Trois gros godes
Deux doigts dans la chatte
Et une langue sur le clito

Le huitième jour de Noël mon amoureux m’a prise
Huit fois sur la table
Sept flagellations
Six douches dorées
Cinq sodomies
À quatre pattes sur le lit
Trois gros godes
Deux doigts dans la chatte
Et une langue sur le clito

Le neuvième jour de Noël mon amour m’a donné
Neuf pénétrations
Huit fois sur la table
Sept flagellations
Six douches dorées
Cinq sodomies
À quatre pattes sur le lit
Trois gros godes
Deux doigts dans la chatte
Et une langue sur le clito

Le dixième jour de Noël mon amour m’a donné
Dix doses de foutre
Neuf pénétrations
Huit fois sur la table
Sept flagellations
Six douches dorées
Cinq sodomies
À quatre pattes sur le lit
Trois gros godes
Deux doigts dans la chatte
Et une langue sur le clito

Le onzième jour de Noël mon amour m’a donné
Onze queues à sucer
Dix doses de foutre
Neuf pénétrations
Huit fois sur la table
Sept flagellations
Six douches dorées
Cinq sodomies
À quatre pattes sur le lit
Trois gros godes
Deux doigts dans la chatte
Et une langue sur le clito.

Le douzième jour de Noël mon amour m’a fait mettre
Douze fois par le chien
Onze queues à sucer
Dix doses de foutre
Neuf pénétrations
Huit fois sur la table
Sept flagellations
Six douches dorées
Cinq sodomies
À quatre pattes sur le lit
Trois gros godes
Deux doigts dans la chatte
Et une langue sur le clito.


Déménagement

9 décembre 2009

Ce blog est déménagé au http://archet.net . À tout de suite !


Épigramme vingt-sixième

24 novembre 2009

Annie, prématurément flétrie par le temps,
Vit seule dans un minuscule appartement.
Avant d’aller se coucher, elle vérifie
Toujours si un homme se cache sous son lit;
Un second plumard elle aurait même acheté
Pour que ses chances d’en trouver un soient doublées.


J’irai cracher sur vos tronches

21 novembre 2009

Un Californien plutôt dépravé
Se fit arrêter pour avoir offert
De l’argent à un garçon impubère;
Sur la gueule il voulait se faire cracher.


Ah! les p’tits pois, les p’tits pois, les p’tits pois, c’est un légume bien tendre

20 novembre 2009

Ce n’est pas que je veux me vanter, mais avouez il n’y a que sur une de mes grilles que Dranem, Pasolini, Taine et Woody Allen pouvaient se rencontrer.

J’ai reçu en tout cinq solutions: quatre erronées et une seule exacte — celle de Prax, fidèle lecteur et commentateur de ce blogue (et par conséquent un homme de qualité exceptionnelle). Je vous offrirai sous peu le texte salace qui lui sera dédié.

Quant à la soluce, la voici :


La grille de novembre

19 novembre 2009

Pour une raison que je vous laisse deviner, je fus contrainte aujourd’hui d’attendre pendant quatre heures quelque part avec ma fille. Pendant qu’elle dormait sur mes genoux, je vous ai préparé une petite grille, histoire de se rappeler du bon vieux temps. Vous pouvez la télécharger en format pdf, ou alors la compléter directement ici, sur votre écran, avec un marqueur indélébile de préférence.

Horizontalement

  1. Au Québec, palier administratif chargé de distribuer de l’argent à la mafia
  2. Pilote qui fait s’écraser des avions — Acidulées, liquides, sucrées
  3. Dernier film de Pasolini — On le prend avec 1 vertical
  4. Lieux de combustion — Bourré
  5. Tel al-Muqayyar — Faible d’esprit — Juste avant de se taper sur la gueule
  6. État qui pousse à pratiquer le 1 vertical — Sont inutiles pour envoyer des courriels
  7. Pousse de façon incontrôlée dans le rivières du Québec (sing.) — Iridium
  8. Article contracté — Absent du sucre d’orge — Déteste les « rait »
  9. Auteur des Origines de la France contemporaine (1876) — Pronom — Appât
  10. De naissance — Genre de paresseux qui n’est pas sur l’aide sociale — Possessif
  11. Enlève — Tête de rocher — Poème
  12. Démentent — Clair et clame

Verticalement

  1. Selon W. Allen, faire l’amour à la personne qu’on aime le plus
  2. Eut recours à — Fit une partie de pattes en l’air — Préfixe
  3. Dans la gamme — Prostituée
  4. Petits groupes de maisons — Caractère scandinave
  5. Démonstratif — Sert à étirer les rubans de laine — Conjonction de coordination
  6. Gourme — Dans la gamme
  7. C’est ♫ un légume ♪ bien tendre, ça ♬ ne se mange ♪ pas avec les♫ doigts — Mouton
  8. Baudet — Plomb — Dans la bouche en été, sous les pieds en hiver
  9. Avarice sordide
  10. Idem — Entreprendre avec audace — Article
  11. Manquent d’éclat — Plantai ma graine (pas de pensées impures, je vous prie.)
  12. Existe — Générateur de hasard — Bronze

Un texte érotique pour le premier pervers qui me fait parvenir la solution.


Beethoven et bite au vent

17 novembre 2009

À Leipzig, un orchestre voulant bien faire
Offre un concert joli et fin comme l’ambre
Dans un bordel où on entend d’ordinaire
Un autre genre de musique de chambre.


Pantoum pataras

16 novembre 2009

Décidément, les temps sont durs pour les pervers
Les vicieux qui aux trios aiment s’adonner
Je l’ai appris à mes dépens avant-hier
Quand Simon et Marie sont venus me baiser

Les vicieux qui aux trios aiment s’adonner
M’ont arraché ma culotte et mes jarretières
Quand Simon et Marie sont venus me baiser
Ravivant l’incendie qui consume ma chair

M’ont arraché ma culotte et mes jarretières
Contre sa bite ma langue je fis glisser
Ravivant l’incendie qui consume ma chair
Pendant que Marie se mettait à me lécher

Contre sa bite ma langue je fis glisser
Elle était raide comme une barre de fer
Pendant que Marie se mettait à me lécher
Les deux genoux au sol et la tête à l’envers

Elle était raide comme une barre de fer
Il me saisit, me retourna pour m’enculer
Les deux genoux au sol et la tête à l’envers
Et le con de Marie tout juste sous mon nez

Il me saisit, me retourna pour m’enculer
Fouillant me petit trou de son auriculaire
Et le con de Marie tout juste sous mon nez
Exhalant de piquants embruns de haute mer

Fouillant me petit trou de son auriculaire
Je me mis à hurler comme une possédée
Exhalant de piquants embruns de haute mer
Lorsque son braquemart se mit à me bourrer

Je me mis à hurler comme une possédée
Marie sursauta, glissa et tomba par terre
Lorsque son braquemart se mit à me bourrer
Dans sa chute, elle s’agrippa à ma crinière

Marie sursauta, glissa et tomba par terre
Nous nous crispâmes, de peur de nous blesser
Dans sa chute, elle s’agrippa à ma crinière
Et nous entraîna tous les trois sur le plancher

Nous nous crispâmes, de peur de nous blesser
Marie se retrouva les quatre fers en l’air
Et nous entraîna tous les trois sur le plancher
Dans un boucan qui fâcha le propriétaire

Marie se retrouva les quatre fers en l’air
Simon évanoui et moi contusionnée
Dans un boucan qui fâcha le propriétaire
Manu militari nous fûmes expulsés

Simon évanoui et moi contusionnée
Marie qui braillait qu’elle avait mal au derrière
Manu militari nous fûmes expulsés
Décidément, les temps sont durs pour les pervers


« Toute l’écriture est de la cochonnerie »

15 novembre 2009

— Antonin Artaud, Le Pèse-Nerfs

J’ai les nerfs à vif, la cuisse tremblante et à la bouche ce goût métallique et animal qui annonce l’arrivée des copulations suintantes. Mon sexe est une bouche qui tète désespérément le vide qui l’entoure, il est une outre bordée de fines dentelles qui laissent s’écouler un filet d’encre chaude et dense qui trahit mon impatience. J’ai besoin de contacts appuyés, d’une langue conquérante capable de soumettre tous les plis de mon épiderme, capable de faire baigner de fluides tous mes engrenages. J’ai besoin de doigts frais comme des chairs d’enfants se déposant sur mes nymphes pour ensuite fouiller ma plotte et mon cul, mon arrière-train sans arrière-pensée, sans tenir rigueur de mes cris et de mes halètements. J’ai besoin d’une bite, d’une bite longue, noueuse et torturée comme un récit obscène, une queue dense et juteuse aussi effrayante que la pine odieuse de Lucifer, aussi impétueuse qu’une ode pindarique, un organe si démesuré qu’il serait capable à lui seul de faire basculer toute la civilisation dans la barbarie, dans la folie vénérienne et reptilienne, capable de dissoudre toute la littérature dans le flot acide de son suc séminal.


Mieux vaut tard…

14 novembre 2009

En Arizona, un ex-étudiant
À la bibliothèque a retourné
Deux livres en retard depuis cinquante ans;
L’amende fut, évidemment, salée.


Urgence libidinale

13 novembre 2009

Un Américain en manque de cul
Qui ne savait pas trop comment draguer
Signala le neuf-un-un et voulut
Réclamer quelqu’un avec qui baiser.


Corps wash

11 novembre 2009

Quatre Autraliens virils et bien membrés
Se sont rendus tout nus au lave-auto
Pour se faire savonner et rincer;
La cire, c’est si mauvais pour la peau…


Injonction d’insonorisation

10 novembre 2009

Deux Ingliches qui hurlaient à pleins poumons
En forniquant dans leur appartement
Se trouvent sous le coup d’une injonction
Pour qu’ils cessent de faire du boucan.


Catholiqueries

10 novembre 2009

Quand un bon catholique baise-t-il?

Selon le Manuel des confesseurs et des directeurs de conscience des provinces ecclésiastiques de Montréal, Québec et Ottawa (édition de 1893), pas le jeudi, car c’est le jour de l’arrestation du Christ, ni le vendredi, le jour de sa mort. Il ne baise pas non plus le samedi, jour de la Vierge, ni le dimanche, celui du Seigneur, et encore moins le lundi, le jour des morts.

Reste alors le mardi et le mercredi. Et encore, pas pendant le carême, ni à la Pentecôte, ni pendant la semaine sainte, ni à Noël… et seulement s’il ne pêche pas en le faisant, c’est-à-dire qu’il doit baiser son épouse légitime, en position du missionnaire et sans utiliser de contraception.

Ce qui signifie que s’il ne veut pas procréer, il doit avoir recours à la méthode du calendrier, ce qui élimine potentiellement la moitié des mardis et des mercredis de l’année.

Quand un bon catholique baise-t-il?

Chaque fois qu’il en a envie, mais avec beaucoup de mauvaise conscience.


Pénitentiel

9 novembre 2009

(Tiré du Manuel des confesseurs et des directeurs de conscience des provinces ecclésiastiques de Montréal, Québec et Ottawa, édition de 1893.)

*   *   *

Êtes-vous une femme mariée, une veuve ou une vierge?

Avez-vous perdu votre virginité? Où et comment l’avez-vous perdue?

Avez-vous commis le péché des deux côtés?

Avez-vous déjà péché avec une femme?

Était-ce votre mère — celle qui vous a enfanté?

Avez-vous touché avec plaisir le sexe d’un homme en souhaitant commettre le péché?

Combien de fois avez-vous cédé à la tentation?

L’un d’eux était-il votre père, votre frère aîné, votre frère cadet?

Avez-vous déjà eu des gestes impurs envers vous-même?

Avez-vous déjà glissé un doigt dans votre intimité? Deux? Plus de deux?

Avez-vous touché votre orifice de derrière dans un but malhonnête, c’est-à-dire ne concernant pas l’hygiène?

Y avez-vous déjà glissé un doigt afin d’obtenir des sensations voluptueuses?

Avez-vous opéré une semblable manœuvre avec un cierge? Un légume? Un goupillon ou un ostensoir?

Vous êtes-vous déjà offerte de façon impudique à plusieurs hommes à la fois? À plusieurs femmes? À un groupe composé d’hommes et de femmes?

Vous êtes-vous adonnée à des copulations contre-nature avec un chien? Avec un bouc? Avec un adepte de la religion dite réformée?

Avez-vous forniqué avec un membre du clergé de notre sainte mère l’Église?

Auriez-vous envie d’essayer là, tout de suite?


On ne fait pas dans la dentelle

8 novembre 2009

Dans les seventies ma maman et ses amies
Brûlaient leur soutien-gorge pour se libérer.
Ça ne risque pas d’arriver en Somalie :
Sous le tchador, on n’a pas le droit d’en porter.


Épigramme vingt-cinquième

5 novembre 2009

Quand Annie eut finalement sa promotion
À la direction de la planification,
Elle changea illico l’organigramme
Et ordonna qu’on n’embauche que des femmes,
Éliminant ainsi le plafond de verre
Pour celles prêtes à lui lécher le derrière.


De retour…

3 novembre 2009

… mais pas indemne, hélas.

Mon fournisseur d’hébergement web (dont je tairai le nom parce que ce texte risque de nuire à ses affaires) a omis de m’envoyer une facture ou même simplement de m’avertir lorsque mon service est arrivé à échéance. Quarante cinq jours plus tard, toujours sans avertir, Citéglobe/Netellingent a effacé mon site de ses serveurs et ce, sans même me laisser le temps de faire une copie de mes trucs. Tout ça, sans même que j’aille le temps de dire «ouf» ou de signifier mon intention de renouveler ou de résilier mon abonnement. Et je n’ai eu qu’un seul commentaire de leur part : «désolé».

Heureusement, j’avais une copie de sauvegarde pas trop archaïque, mais il a quand même fallu que je me serve de Google pour récupérer presque quatre mois d’écriture sur les Cahiers et la Gazette endocrinienne. À la mitaine, à coup de copier et de coller, en récitant avec humeur le nom de tout le mobilier qu’on trouve dans les églises catholiques.

Dire que j’étais leur cliente depuis 2003… mais bon, je ne devrais pas être surprise. Ce qui compte pour les corporations, ce ne sont pas les clients qu’elles ont mais les nouveaux qu’elles pourraient avoir. Dieu saurait pourtant s’il existait qu’être fidèle à une compagnie est aussi idiot que de se curer le conduit auditif avec une perceuse.

Toujours est-il que je suis encore propriétaire du nom de domaine archet.net mais que les Cahiers vont faire du camping à l’extérieur pendant un temps. Après la naissance de Lou, j’ai pris la décision de travailler le moins possible et je ne peux tout simplement plus cracher les deux cent dollars annuels que me coûtaient les Cahiers. J’ai donc tout transféré temporairement sur WordPress.com, ce qui explique le changement d’apparence de mon blogue chéri ainsi que de la Gazette. Voici les nouvelles adresses.

http://lubricites.wordpress.com

http://endocrinienne.wordpress.com

Ne paniquez pas si vous constatez qu’il manque du matériel ou que certains liens sont brisés: j’y travaille encore. Si tout se passe bien, je vais sous peu associer le domaine archet.net à Lubricités et le site pourra ainsi continuer de vivre heureux et d’avoir beaucoup d’enfants.

Moralité : aucune, comme d’habitude.


En Allemagne, les cochons sont verts

18 octobre 2009

Même les putes et les macs doivent désormais
Mettre leur épaule à la roue pour Kyoto.
Ainsi, un bordel berlinois offre un rabais
À tous ses clients qui se présentent en vélo.


Pourquoi je n’aime pas le Golfe à la télé

7 octobre 2009

Quand il s’agit de femelles et de coucherie
De leurs exploits, les hommes aiment bien se vanter.
Si vous frimez à la télé en Arabie,
En prison, mille coups de fouet vous risquerez.


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